Joseph Nadj, LE CRI DU CAMÉLÉON, 1999
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Joseph Nadj, LE CRI DU CAMÉLÉON, 1999

Le 1 Juil 2003
LE CRI DU CAMÉLÉON, mise en scène de Josef Nadj, photo festival d'Avignon.
LE CRI DU CAMÉLÉON, mise en scène de Josef Nadj, photo festival d'Avignon.
LE CRI DU CAMÉLÉON, mise en scène de Josef Nadj, photo festival d'Avignon.
LE CRI DU CAMÉLÉON, mise en scène de Josef Nadj, photo festival d'Avignon.
Article publié pour le numéro
Festival d'Avignon 1980-2003-Couverture du Numéro 78-79 d'Alternatives ThéâtralesFestival d'Avignon 1980-2003-Couverture du Numéro 78-79 d'Alternatives Théâtrales
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LE CRI DU CAMÉLÉON de Joseph Nadj, l’oeuvre est aujourd’hui con­nue. Et sa révéla­tion, un soir heureux, au Théâtre de la Ville, sem­ble bien loin. L’univers, pro­gres­sive­ment, a pris sa forme sans que pour autant la rela­tion aux racines faib­lisse. Sous le signe de Bruno Schulz et sur les pas de Kan­tor, Nadj vis­ite et revis­ite la mémoire de l’Europe cen­trale qu’il arpente en « cap­tif amoureux ».
LE CRI DU CAMÉLÉON occupe une posi­tion par­ti­c­ulière. Fruit de la col­lab­o­ra­tion avec l’École nationale du cirque, ce spec­ta­cle mar­que le renou­veau d’une forme et entérine sa résur­rec­tion. Loin des nos­tal­gies fellini­ennes ou des CLOWNS de Mnouchkine gui avaient tri­om­phé à Avi­gnon deux décades plus tôt, libéré de la poé­tique « rétro » des débuts du cirque Grüss, le cirque regagne grâce au CRI DU CAMÉLÉON une vital­ité oubliée et un débor­dant plaisir ludique. Nadj, sur fond de vieux numéros d’adresse, assim­i­le les « cir­cassiens » à des jeunes de la rue gui, eux aus­si, sur un square ou sur un parvis, font preuve d’étonnantes per­for­mances physiques. Dans un monde en hail­lons, déglin­gué et bran­lant, les acro­bates se livrent à corps per­du sans pour autant chercher la per­fec­tion lisse de jadis ni crain­dre l’erreur. Le cirque renaît parce qu’il revêt l’aspect d’un art de la rue, et ain­si il intè­gre les arts du vivant. Les retrou­vailles avec le cirque en train de se faire et non pas mémoire d’un âge révolu passent par le spec­ta­cle de Nadj. Un soir à Avi­gnon il a mar­qué la réc­on­cil­i­a­tion avec le cirque comme autre­fois LES NOCES DE FIGARO dans la mise en scène de Strehler mar­quaient la réc­on­cil­i­a­tion avec l’opéra. Il y a des spec­ta­cles gui engen­drent une postérité, leur portée pour l’évolution d’un art est déci­sive. Ils sont rares.

Georges Banu.

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Écrit par Georges Banu
Écrivain, essay­iste et uni­ver­si­taire, Georges Banu a pub­lié de nom­breux ouvrages sur le théâtre, dont récemment La porte...Plus d'info
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Festival d'Avignon 1980-2003-Couverture du Numéro 78-79 d'Alternatives Théâtrales
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mai 2025

Festival d’Avignon 1980 — 2003

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