De « Rococo » à « La gare déraille » : l’Isocèle…

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Le 24 Avr 1982

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Ils se sont appelés Isocèle parce qu’ils étaient trois au départ ; d’où l’idée de tri­an­gle, et un mot mar­rant : Isocèle…

Ce fut une démarche absol­u­ment nou­velle dans le théâtre pour enfants : un tra­vail sur l’émotion, la sen­si­bil­ité, l’ambigu, le non-dit, le frag­ile, l’intérieur des êtres, l’imaginaire per­son­nel, les bor­ds de la psy­ch­analyse…

Dou­blé d’un tra­vail sur l’objet et sur le rap­port au pub­lic.

Ce fut au départ, dès le départ, une démarche « d’amateurs rigoureux », même si l’expression peut paraître bizarre. C’était des non-pro­fes­sion­nels, des gens sans méti­er, sans la tech­nique du comé­di­en, des non-comé­di­ens à la lim­ite, des gens « inem­ploy­ables » en tout cas dans le théâtre pro­fes­sion­nel pour adultes ; des gens aus­si qui accep­taient d’être sous-payés ou non payés. Des gens qui se lançaient totale­ment dans une « aven­ture » plus qu’aléatoire, avec un ent­hou­si­asme insen­sé, une ingé­nu­ité, une naïveté incroy­able, qui leur ont per­mis de pass­er out­re…

Le Théâtre Isocèle a créé des événe­ments dans le théâtre pour enfants de Bel­gique fran­coph­o­ne.

Ce fut d’abord Roco­co et son amie Camomille en 1975 : un spec­ta­cle en mar­i­on­nettes à gaine, dont le per­son­nage prin­ci­pal était un arbre enrhumé. Un spec­ta­cle qui déjà, tout en restant dans une forme tra­di­tion­nelle, dé-sim­pli­fi­ait le manichéisme habituel du théâtre pour enfants.

Puis La mai­son timide pour les tout petits en 1976 : l’histoire ténue d’une ren­con­tre entre une voyageuse et une mai­son, une toute petite mai­son qui se révélait être habitée par une timide. Spec­ta­cle qui était remar­quable parce que, à tra­vers des per­son­nages à la fois sim­ples et com­plex­es, et des élé­ments à la fois sim­ples et fasci­nants pour les enfants (une mai­son qui bouge toute seule, qui danse, qui fait de la musique, d’où sor­tent un canard à roulettes, une tasse d’eau, une mar­i­on­nette, et une pomme), à tra­vers ces élé­ments pas­saient des thèmes très élaborés : le respect de la timid­ité, la dif­fi­culté de com­mu­ni­quer, la nais­sance méfi­ante d’une ami­tié.

Le théâtre pour tout petits sor­tait du gni­angn­ian tout en restant absol­u­ment à la portée des enfants.

L’Isocèle a don­né aus­si Nam­couti­couti pour le sec­ondaire en 1978, un jeu théâ­tral très sub­til et très poussé, à par­tir d’un con­te de l’île Mau­rice : l’histoire ter­ri­ble d’une mère qui donne son enfant au loup pour ne pas être mangée elle-même.

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