Jean-Louis Martinelli, CALDERÓN, 1992
Non classé

Jean-Louis Martinelli, CALDERÓN, 1992

Le 8 Juil 2003
CALDERÓN de Pier Paolo Pasolini, mise en scène Jean-Louis Marcinelli, avec Christine Gagnieux, Martine Schambacher et Régis Laroche, photo Marc Enguerand.
CALDERÓN de Pier Paolo Pasolini, mise en scène Jean-Louis Marcinelli, avec Christine Gagnieux, Martine Schambacher et Régis Laroche, photo Marc Enguerand.
CALDERÓN de Pier Paolo Pasolini, mise en scène Jean-Louis Marcinelli, avec Christine Gagnieux, Martine Schambacher et Régis Laroche, photo Marc Enguerand.
CALDERÓN de Pier Paolo Pasolini, mise en scène Jean-Louis Marcinelli, avec Christine Gagnieux, Martine Schambacher et Régis Laroche, photo Marc Enguerand.
Article publié pour le numéro
Festival d'Avignon 1980-2003-Couverture du Numéro 78-79 d'Alternatives ThéâtralesFestival d'Avignon 1980-2003-Couverture du Numéro 78-79 d'Alternatives Théâtrales
78 – 79
Article fraîchement numérisée
Cet article rejoint tout juste nos archives. Notre équipe le relit actuellement pour vous offrir la même qualité que nos éditions papier. Pour soutenir ce travail minutieux, offrez-nous un café ☕

Il est des spec­ta­cles dont la mémoire a gardé juste une image. Forte.
Prég­nante. Obsé­dante. Du CALDERON présen­té par Jean-Louis Mar­tinel­li, c’est la reprise d’un tableau de Vélasquez : LES MÉNINES. Sous le regard mys­térieux d’un jeune homme muet, sa mise en scène se fai­sait labyrinthique. Qu’importe que je m’y sois per­du ? Vingt ans après le charme inter­ro­ga­teur agit tou­jours …

Didi­er Méreuze.

Les pre­mières sen­sa­tions qui me revi­en­nent en mémoire lorsque je pense à Avi­gnon ne sont pas liées à tel ou tel spec­ta­cle créé dans la Cité des Papes, mais à mes pre­miers pas­sages en cette ville alors même que j’approchais la planète Théâtre avec une troupe d’étudiants lyon­nais.
En juil­let 1972, avec Éliane et un autre cou­ple d’étudiants, nous par­tons en 4 L pour la Corse. Avi­gnon est sur notre route. Nous faisons halte une journée. L’effervescence de l’après 68 porte celle des recherch­es qui se font jour dans le lab­o­raroire des formes du Théâtre Ouvert de Lucien et Miche­line Attoun. J’assiste à une lec­ture de LA COLONIE de Rez­vani par la Com­pag­nie Vin­cent-Jour­d­heuil où Denise Fer­on notam­ment prête sa fan­taisie à Riri le Mon­golien.
Deux ans plus tard, je mon­tais cette pièce avec la troupe d’étudiants avec laque­lle je fai­sais mes pre­miers pas en jouant MONSIEUR CHOUPAILLE. Depuis lors, je reste très attaché à ce qui peut advenir dans le cadre du Théâtre Ouvert à Avi­gnon. Cette façon d’être au théâtre pen­dant la péri­ode d’été con­stitue pour moi ce que devrait être un fes­ti­val, lieu de vil­lé­gia­ture esti­vale, où entre amis il est pos­si­ble d’approcher de nou­veaux ter­ri­toires et d’échanger au long de chaudes nuits, sur ces propo­si­tions, ani­més par la foi de ceux qui cherchent en fra­ter­nité, face à un pub­lic de curieux. 

Lorsque je pense à Avi­gnon, je me sou­viens de mon deux­ième séjour de spec­ta­teur encore à Théâtre Ouvert où Antoine Vitez donne la pre­mière des CLOCHES DE BÂLE d’Aragon, du débat qui s’ensuivit. Je revois Antoine Vitez, quelques années plus tard, descen­dant seul, de la place de l’Horloge en direc­tion de la gare. Je me sou­viens de mon désir d’aller l’interpeller et de mon impos­si­bil­ité à le faire. Sa soli­tude me touche, j’approchais bien plus tard cet état où la fatigue le dis­pute à la tristesse ou à la joie secrète dans la chaleur de la nuit ou de l’aube . . avi­gnon­naise.
Presque naturelle­ment donc c’est dans le cadre des chantiers de Théâtre Ouvert que je suis allé à Avi­gnon pour la pre­mière fois.
C’était l’occasion de présen­ter un mon­tage à par­tir de plusieurs textes de Jean Eustache dont je venais de met­tre en scène LA MAMAN ET LA PUTAIN. 

Jean-Louis Mar­tinel­li.

Non classé
2
Partager
Partagez vos réflexions...

Vous aimez nous lire ?

Aidez-nous à continuer l’aventure.

Votre soutien nous permet de poursuivre notre mission : financer nos auteur·ices, numériser nos archives, développer notre plateforme et maintenir notre indépendance éditoriale.
Chaque don compte pour faire vivre cette passion commune du théâtre.
Nous soutenir
Précédent
Suivant
Article publié
dans le numéro
Festival d'Avignon 1980-2003-Couverture du Numéro 78-79 d'Alternatives Théâtrales
#78 – 79
mai 2025

Festival d’Avignon 1980 — 2003

9 Juil 2003 — Jean Jourdheuil et Jean-François Peyret, séparément ou ensemble, ont imposé Heiner Müller sur la scène française. Et cette relation privilégiée…

Jean Jour­d­heuil et Jean-François Peyret, séparé­ment ou ensem­ble, ont imposé Hein­er Müller sur la scène française. Et cette…

Par Georges Banu
Précédent
7 Juil 2003 — Le Tinel chez Gabily. Holderlin avait vu loin, si loin qu’il n’en était jamais revenu. Son poème du voir lui…

Le Tinel chez Gabi­ly. Hold­er­lin avait vu loin, si loin qu’il n’en était jamais revenu. Son poème du voir lui avait brûlé les ailes, et la langue, cal­cinée — ful­gu­rante antic­i­pa­tion de tous ces corps…

Par Bruno Tackels
La rédaction vous propose

Bonjour

Vous n'avez pas de compte?
Découvrez nos
formules d'abonnements

Mot de passe oublié ?