H‑Histoire
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Le 22 Avr 2011
Article publié pour le numéro
Couverture du numéro 108 - Philippe Sereuil - Les coulisses d'un doute
108
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Vincent Minne et Marie Lecomte dans SHAKESPEARE IS DEAD, GET OVER 1T de Paul Pourveur, décor, lumières et mise en scène Philippe Sireuil, Théâtre National de Belgique, 2008. Photo Danièle Pierre
Vin­cent Minne et Marie Lecomte dans SHAKESPEARE IS DEAD, GET OVER 1T de Paul Pourveur, décor, lumières et mise en scène Philippe Sireuil, Théâtre Nation­al de Bel­gique, 2008. Pho­to Danièle Pierre

Quelle His­toire ? La sienne ou celle du monde ?
Cette inter­ro­ga­tion recèle toute la com­plex­ité de Philippe et de son rap­port au monde.
Philippe aime l’Histoire et ne saurait se résoudre à ne pas la mar­quer, y laiss­er sa trace.
Quête que tous ceux gui ont vu son tra­vail pour­raient con­sid­ér­er comme accom­plie mais que lui trou­vera tou­jours inaboutie. C’est que la Bel­gique — la Com­mu­nauté française de Bel­gique plus par­ti­c­ulière­ment — si peu atten­tive à la sym­bol­ique, n’a jamais été capa­ble de repér­er qu’avec lui s’élaborait une pra­tique, se dévelop­pait un lan­gage et se con­stru­i­sait pro­gres­sive­ment une oeu­vre. Cet aveu­gle­ment fut sans doute la rai­son du faible sou­tien qu’il reçu dans ses espérances à diriger un lieu de créa­tion. Philippe, gui avait gran­di à Ver­sailles où Cul­ture et His­toire furent les bases de son édu­ca­tion, a d’ailleurs tou­jours envié la poli­tique cul­turelle française gui, don­nant au théâtre pub­lic les moyens de son exi­gence, a per­mis la dou­ble émer­gence de met­teurs en scène et de spec­ta­teurs réfléchissant ensem­ble à la cité et con­stru­isant peu à peu une his­toire théâ­trale française. Rien de cela chez nous et ils sont nom­breux à s’en être allés les créa­teurs, écoeurés de tant d’indifférence.
Philippe est resté. Sa rela­tion à la Bel­gique oscil­lant entre amour et haine mais il restait encore l’amour …
Il s’est bat­tu pour trac­er son chemin, plus hum­ble­ment peut-être qu’en France, plus seul surtout, mais tout aus­si pas­sion­né­ment. Et quand avec son com­plice de tou­jours Jean-Marie Piemme il monte CAFÉ DES PATRIOTES et dresse un por­trait cru­el de la Bel­gique, il inter­roge non seule­ment l’Histoire de celle-ci mais aus­si de notre appar­te­nance à ce drôle de pays. Et les spec­ta­teurs en sont touchés et ravis et plébisci­tent le spec­ta­cle : les gens ont besoin qu’on leur par­le d’eux, qu’on leur explique les codes de leur société.
La Bel­gique serait-elle tant remise en cause si l’exercice intel­li­gent de la poli­tique cul­turelle lui avait don­né une exis­tence)
Dans ce petit pays nous avons eu deux filles. Elles n’auront peut-être bien­tôt plus de nation mais auront tou­jours un père atten­tif à leur racon­ter leur his­toire.
Philippe fait par­tie de mon his­toire. Avant d’être actrice j’étais his­to­ri­enne.

Valérie Bauchau

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Écrit par Valérie Bauchau
Valérie Bauchau obtient une licence en His­toire à l’ULB en 1990. Elle entame le con­ser­va­toire d’Art dra­ma­tique dans...Plus d'info
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