Au cours des années 70 les metteurs en scène de théâtre et leurs dramaturges se sont mis à s’intéresser à l’opéra, en même temps qu’un public nouveau, exigeant et véritablement amateur envahissait les salles jusque-là réservées à la grande bourgeoisie. À quoi tient cet engouement pour l’opéra ? Sans doute, et entre autres, parce qu’il est un acte fondamental d’énergie déployée, généreuse et non rentabilisable ; parce qu’il est un terrain d’expériences encore inexploré pour les metteurs en scène et les acteurs / chanteurs qui y rencontrent une résistance due aux “lois” de l’opéra ; enfin, pour la musique, art émotionnel par excellence où se joue sans cesse le jeu de la vie et de la mort.
L’enfant qui défie la mort
L’ouvrage collectif L’Enfant qui meurt, sous la direction de Georges Banu – membre inspiré de notre comité de rédaction et ancien directeur de thèse –, traite de la mort de l’enfant, victime d’une tragédie insoutenable et d’une destinée implacable. L’enfant, figure impuissante, livré à la fureur des dieux, désigne en vérité le…
Par Leyli Daryoush











