Tableaux d’une exécution … Machinerie déglinguée d’un grand théâtre des idées, épuisé, dépenaillé. Un semblant de cadrages presque pornographiques sur des instants « pris sur le vif ». l’Histoire a pour décor ces tréteaux de foire où se produisent les médecins charlatans, ou bien les comédiens, ces travestis et prostitués. La pièce de Büchner perd en crépusculaire ce qu’elle gagne en succession foraine de faits divers, ivresse de la parole, du sexe, ou du sang. C’est parodique, fragmentaire, mais ces marionnettes désenchantées de la Révolution, ainsi incarnées par la troupe d’Ostermeier, ont une énergie à renverser les guillotines.
Odile Quirot.



