Digression
Et pour quoi se sera-t-il éperdu, le temps, et pour quoi aura-t-il perduré, dans une représentation ?1
Une représentation, du temps mis en espace de scène, une représentation qui se dirait« sémite », dans le vent de sable des Ecritures, un représentable ici ne peut faire que question. L’histoire s’y éperd, simplement parce que tout geste s’énonce Trace, et dans sa forme même, disséminé, et même dans son événement, aucun geste ne renonce à proférer une origine.
C’est, en quelque sorte, le travail, comme inflexible, d’un repli temporel à toutes les surfaces du représenté.
Et de pli en pli, par exemple à fronce de moindre mot, une « exfolie » particulière de l’espace anime toute la détresse de ce qu’on appellerait l’art juif : elle est là, l’origine, même déroutée, elle est là ! Et le premier rôle, même déroutant, c’est bien toujours un absent qui le tient, un absent toujours retors.
Mais, justement, il ne peut pas, absent, le « tenir » bon, ce rôle : d’où la représentation se détresse.
Cela on le sait bien. Toujours depuis toujours cela se passe. Mais cela se passe, voici le paradoxe, hors d’un pur ensemencement de métaphores, c’est-à-dire que le temps n’est jamais révoqué par quelque souvenir-tableau où il se verrait certes contraint de « la boucler », lui, le temps, de se boucler dans une image … (Je ne dis pas : souvenir-écran, qui est une forme de compromis plus « stigmatisée » déjà, écartelée entre sa particulière netteté d’image et l’apparente insignifiance de son contenu2.)
La fiction de l’origine est plutôt convoquée ici par le mouvement d’une digression, d’une digression essentielle : la représentation dite sémite en appelle à l’origine seulement pour être complice de son subterfuge (sa fuite dans les dessous), afin que ce qui persiste soit le suspens d’une question, et non une image.
D’une scène première
Donc un subterfuge du temps dans l’apparence. Comme un murmure.
Et certes le Dibouk s’ouvre sur de la rumeur et de l’inarticulé, — comme soupirs suintant juste des parois, dites« éplorées »3, d’une synagogue. (Tyrannie démentielle des murs, écrit Jabès. Les commentateurs de !’Ecriture ont toujours eu du mal à préciser la part prise, depuis l’origine, disent-ils, par les murs aux manifestations majeures de la pensée. Un midrash prescrit à la jeune mère : promène-toi avec ton enfant tout près des murs de la synagogue, afin qu’il en tète toutes les mélodies … Ailleurs, il y a eu l’histoire de celui qui racontait : Nous n’avions aucune raison de soupçonner les murs et, pourtant, un matin, ils nous dénoncèrent4 … )
Puis, faisant surface, l’incertain tracé de quelques signifiants épars, qui s’énoncent dans l’ombre d’un recoin : malchouth … yesod … hod … netsach … tiphereth …5. Et, dans le même temps, l’événement scénique (enfin) d’une discussion : deux « batlanim », soit deux qui perdent, BaTeL, qui perdent leur temps (leur temps d’étude de la Loi) à discuter théâtre, semblerait-il : « Ne t’offense pas de ce que je vais te dire : tu n’y es pas du tout … c’est pourtant simple : le fauteuil n’était pas un fauteuil, l’orchestre n’était pas un orchestre … tout n’était qu’apparence, une sorte de parure destinée à cacher la grandeur »6. Alors l’autre rétorque, philosophe : « La vraie grandeur n’a pas besoin de parure ! — Tu te trompes ! répond le premier. Il faut que /’extérieur réponde à l’intérieur ! — Mais cette parure n’était~elle pas destinée à cacher, justement, à cacher la grandeur ? — Bien sûr, puisqu’il faut que l’extérieur ne corresponde pas à l’intérieur ». Ainsi de suite : la discussion, à vie. Quotidiennement : jamais anodine vraiment.
On repèrerait ici, en tout cas, la reprise d’une distinction talmudique quant à ce qui fait signe dans le temps : l’apparence spectaculaire convoquée pour établir un présage fait horreur, elle est même, dans son exercice, théoriquement punie de mort7 : si tu en mets plein la vue, metteur en scène du temps, gare : oeil pour oeil. .. — Mais les indices, eux, sont « choses réelles », lit-on dans le Talmud, eux ils veulent dire quelque chose. Par exemple : « éternuer en récitant ta prière est pour toi de mauvais augure »8. L’image oblitère, cache, certes. Et il suffit de la recroqueviller en symptôme pour qu’elle vienne acquérir comme une efficacité propre du temps.
Une dramaturgie dans ce contexte serait donc celle du symptôme le plus discret, de la plus petite différence, signifiante dès lors que « la plus petite », en chaque . geste. Et, en cette discrétion même, devrait gésir une cause. Tout le contraire d’un travail de I’« effet ».
Ainsi, jusqu’à l’intervention catastrophique de cette fille qui s’écroulera en hurlant, et même d’une voix d’homme, jusqu’à ce moment où la représentation déraillera, s’exagèrera, — tout s’articule autour d’une question adressée à la presqu’indifférence du monde : « comment obtenir un signe ? … »9.
S’échiner à lire une prédestination dans les différences moindres du paraître, cela signifie se risquer comme à un dépli du temps, qui se délire, entre une interprétation transfinie et le choc d’imprévisibles hallucinations. Or le héros de ce risque·se nomme ici Hanan (presque Yohanan, Jean): il calcule, tresse et délie les mots, à corps perdu, dans une surarticulation des symboles, il s’agripe au moindre dénominateur, commun ou pas, il hypercombine, en bon (ou en mauvais, je ne saurai dire) cabbaliste. lnfernalement, il suppute ; et s’échevelle dans le signifiant.
Et puis, à un certain moment, il s’aperçoit que tout l’objet de sa construction· s’effondre dans le réel : alors le temps se précipite. Il croit « voir » quelque chose, il appelle ça, d’un coup de glotte désespéré, « le-double-sens-du-contre-sens » … — puis il prononce un dernier mot, inaudible, qui serait peut-être comme:« enfin ». Et, dans un cri ou un rire absolument égaré, il s’effondre, sans voir que son visage rayonnait d’extase (son minuscule moment prophétique).
Tout cela très humblement, dans une différence si ténue du visible que sa mort serait presque passée inaperçue s’il n’avait, quand même, hurlé.
Or toute la pièce raconte : ne vous fiez aux apparences que si vous sentez bien que le devant excessif de cette scène ne cause que d’autre chose, une autre scène première, encore d’avant, et d’où tout, jusqu’au nom bien sûr, toujours prédestiné, aura digressé.
Au seuil
Donc un subterfuge de la mémoire dans les corps.
Le théâtre ici affictionne la mémoire, permet en même temps de se tenir à ce questionnement : pourquoi l’histoire s’inscrit-elle éperdue dans les corps, toujours encore un peu plus perdue que perdue, et toujours à tous recoins pourtant, très relativement identifiable, se retrouve-t-elle ? Quel est l’artifice de cette dispersion du temps, et quel est l’artifice de ces noeuds de rencontres ?
Donc quelque chose comme un éternel contour (tourner en rond, sans cesse, autour de cette digression d’origine ; s’inventer un suspens, un halètement de la pensée contournée obstinément vers son invention : qu’il y a une origine). C’est la poussière que, désinvoltement (soit d’un autre style du contour), le théâtre devrait soulever.
Or il y a un moment, dans le premier acte du Dibouk, où le discours de Hanan virevolte. L’énonciation se renverse alors, ou se perverse … sur la charnière d’un verset biblique ! — comme si la citation faisait symptôme, ou en tout cas ravivait l’appelée d’un désir (Léa, objet insu de tous ses calculs), ou venait augurer de sa fin crispée …
Que dit-il, à ce moment ? — cela donne à peu près : « … faire choir les écailles de la faute. Ce n’est pas facile. Car il est dit dans la Genèse : A ton seuil, la faute est tapie. Car … nous ne pouvons pas vivre sans pécher. Que faire ? Livrer bataille au péché ? Non … Au contraire, il faut le purifier, en y pénétrant, comme l’orfèvre éprouve l’or par le feu, — et nous devons éprouver le péché en le prenant sur nous-mêmes, jusqu’à ce qu’il ne reste de lui que ce qui est pur … »10
Se vêtir du Mal, descendre dans la profondeur malheureuse, c’est là le paradoxe classique et effroyable des mystiques lorsqu’ils tentent·de renvoyer à la face de Dieu la dimension démoniaque de son silence11.
Je m’en tiendrai pour l’instant à cette charnière, jouant le jeu de la digression d’origine : le scénario du Dibouk, le fait même qu’un scénario aura existé, tirerait sa possibilité d’une fable, écrite par Dieu en personne, ou par Moïse, je ne sais plus, et qui racontait quoi ? — la première mort, qui fut mort violente, tuerie. La première agression, le premier charnier.
Un homme en colère avait reçu cette voix : « Pourquoi t’enflammer ? Pourquoi ta face tombe-t-elle ? Que tu excelles ou non à tolérer, à la porte, la faute est tapie. C’est toi qu’elle désire. La gouverneras-tu ? »12. Puis, dans la plaine, cet homme vint tuer son propre frère ; puis il s’enfuit, à l’est d’Eden.
D’après l’exégèse de Maïmonide, l’épisode de Caïn et d’Abel, au quatrième chapitre de la Genèse, constitue la première journée, ou le premier temps, non divins. Cela veut dire : toute la semaine précédente, y compris cette histoire de pomme (qui se serait déroulée le vendredi en fin de journée) relevait encore des jours de la Création et, en cela, l’histoire humaine n’existait strictement pas13.
Or Caïn, le premier meurtrier, sera devenu, et pour cette raison peut-être, comme un Prométhée du temps.
Du flagrant délit
Les discours attribués à Dieu ne sont jamais très limpides, c’est là tout leur charme, leur pouvoir aussi. Hanan aura fait appel à un bel exemple, puisque ce septième verset de l’épisode biblique est classé par la tradition juive comme l’un des cinq, dans toute la Torah, qu’il soit vraiment impossible de « trancher », quant à son sens … Il y a notamment un petit mot, seët, schin-aleph-tav, et qui fait charnière entre deux propositions symétriques dont l’une est positive et l’autre négative, sans qu’il soit permis désormais de décider vers laquelle des deux il faut « faire pencher », dit-on, la signification14.
Comme si Dieu venait à s’enfermer, ou s’enferrer, dans une aporie, s’adressant à Caïn, dans une impasse logique : « n’est-ce pas que, si tu agis bien, et si tu n’agis pas bien »15 … à la porte, la faute est tapie ?
Et la phrase divine continue, dégringole même, sur un raté de la parole — « texte corrompu », sont allés jusqu’à dire quelques traducteurs inquiets16. Donc, Dieu ânonne, bredouille de son Verbe malheureux : « n’est-ce pas que, si tu agis bien, élévation, si tu n’agis pas bien, à ta porte la faute il se couche, et vers toi son désir, et tu le domineras … » La langue de Dieu aura donc fourché sur le sexe du péché : la faute, au féminin, se couchant, au masculin, dit-il !17
Sa parole ainsi livrée au lapsus : comme désemparée, face à quel événement, à quel trouble ? (Aparemment celui à qui il s’adresse, le petit Caïn, le tout-premier enfant d’Eve, grâce à Dieu, n’a encore fait de mal à personne.)
Mais Caïn est dans la colère, ou peut-être au-delà de toutes les colères : il « brûle », et sa face « tombe », et Dieu lui demande, deux fois, pourquoi ? pourquoi ?
Ce qui laisse Dieu balbutiant, , quoique déjà juge, et pour cela sans doute mal dans sa peau, je veux dire : mal dans son Verbe, — ce qui laisse Dieu balbutiant est donc peut-être l’aperçue en Caïn d’une détresse si radicale qu’elle en aura inventé le Mal. Son visage se ruinait et son corps s’enflammait : pris en flagrant délit de désir, ou de crise, ou de schize. Le malheur interne d’être, d’être coupé, et que, sans qu’il sache pourquoi, son vouloir se particularise et se dédouble en même temps (c’est l’histoire du double sacrifice, sur laquelle il faudra revenir) …
Et elle n’est pas si éloignante, cette digression. Car elle interfère très précisément sur une résonnance politique de ce que pourrait encore signifier le mot » mal », la dial.ectique hegelienne tourne même bien souvent autour de cela : « L’origine du mal se trouve dans le mystère, c’est-à-dire dans le caractère spéculatif de la liberté qui lui impose nécessairement de sortir de la volonté naturelle et de s’opposer à elle comme intérieure. C’est cette volonté naturelle qui vient à l’existence comme contradiction à soi-même, irréconciliable dans cette opposition et c’est ainsi cette particularité de la volonté même qui se détermine continuellement comme le mal. En effet la particularité n’existe que comme quelque chose de dédoublé … »18 Et ailleurs : « La connaissance est tout d’abord la position de l’opposition où se trouve le Mal. L’animal, la pierre, la plante ne sont pas méchants. Le Mal n’existe que dans la sphère de la scission ; c’est la conscience de l’être-pour-soi par opposition à autre chose, mais aussi par opposition à l’objet qui est universel en soi dans le sens de la notion, de la volonté rationnelle (vernünftig). C’est cette scission qui fait que je suis pour moi et c’est là le mal. Abstraitement être méchant signifie : s’individualiser, c’est l’individualisation qui se sépare de l’universel … »19
Or cette histoire du Mal décrit une posture quant à l’image.
Un corps-à-corps

Mis en scène par Moshe Leiser.
Chapelle des Brigittines
(Bruxelles).
Photos Gérard Cohendy.
A faire jouer ainsi la représentation selon un rapport serré à ce que j’avais nommé un subterfuge de la mémoire, le théâtre juif, de la Bible jusqu’au Dibouk, oblitère, du premier meurtre, l’image du corps-à-corps.
C’est là-dessus que l’art pictural, par excellence catholique, baroque, aura pu, justement, en rajouter20
Dans un interstice — le texte de Kafka : l’excès de scène et puis aussi la plus petite différence dans l’image : « Abel ! » crie Caïn, soulevé sur la pointe des pieds, le bras haut levé, le couteau baissé à angle très aigu. « Abel ! Eve peut attendre longtemps » … Et à droite dans le cou et à gauche dans le cou et v’lan au fond du ventre plonge l’arme de Caïn. Les rats d’eau quand on leur crève la panse font ce bruit-là. « Ca y est », dit Caïn, et il jette le couteau, ce lest sanglant et superflu, contre la première façade venue21.
Oui, contre la première façade venue.
Pourquoi le meurtre est-il une posture quant à l’image ? — D’abord parce que toutes les agressions du monde seront nées d’un seul regard, qui est toujours un regard de l’envie : deux frères, pareils et inégaux. L’amour forcené.
lnvidere, en latin, préserve pour nous cette ambiguïté fondamentale à l’élaboration d’une pensée de l’agression, parce que cela pourrait signifier à la fois jeter le regard sur, ou contre, c’est-à-dire jeter le mauvais oeil (in tibi video : à toi je jette, j’adresse et j’agresse, mon regard)22, — et puis, en quelque sorte, introjeter l’effet même de ce regard (in video te : l’accusatif de ta personne me renvoyant la souffrance de ma propre « envie » à ton égard).
Il est remarquable que la psychanalyse soit venue formuler l’agressivité comme « une tension corrélative de la structure narcissique dans le devenir du sujet »23 : elle y reconnaît bien une double précipitation, du temps et du regard. Car il était temps, pour Caïn, de s’éveiller, même catastrophiquement, au désir de l’Autre, quitte à croire pourfendre toute image de son corps, dans la communion spectaculaire même d’un embrassement mortel…
S’entrerompt

… « Ca y est », dit Caïn, et il jette le couteau, ce lest sanglant et superflu, contre la première façade venue … « Mais, Abel, pourquoi n’es-tu pas une simple vessie pleine de sang pour que je puisse m’asseoir sur toi et que de toi il ne reste rien ? rien, jamais total n’est l’accomplissement … »24
Comme une double impasse.
Caïn pourfend Abel et il ne le néantise pas, bien au contraire : il en fait plutôt deux morceaux, dont un au moins ne cessera de persister et d’obséder son destin.
On aurait peut-être dit, avant : il l’entrerompt, forme ancienne d’interrompre, qui se lie aux mots en rupt, comme rupture, abrupt, et qui, bien avant, encore, pas par hasard, faisait partie de la langue des augures25 …
Comme un·e double impasse : le titre premier du Dibouk était quelque chose comme « l’entremonde » : parce que c’est la fable du destin de deux corps séparés et inséparables, c’est-à-dire qu’un espace n’existe pas (ni au monde des vivants, ni au monde des morts) pour admettre leur rapport. Une perpétuelle séparation et en même temps leur « colle », DeBeK. Comme une double impasse, donc : de la mémoire dans l’espace, et du corps dans l’histoire.

Je nommerai à présent ce rapport : secret et fureur, — parce que violemment le hasard a mis.remis sous mes yeux la date du seize juin, en première page du journal retrouvé de quelqu’un dont j’espérais qu’il m’apprît quelque chose sur l’épreuve du meurtre : « Il faut qu’à tout moment le récit soit interrompu par des détails inutiles et inattendus.
» 16 juin : — Dans la nuit d’avant-hier j’ai commencé la description et j’ai passé dessus quatre heures. Ce sera un document … On ne trouvera jamais ces feuilles chez moi. La planche d’appui de la fenêtre se déplace et personne ne le sait. Elle se déplace depuis trois mois, il y a beau temps que je le savais. En cas de besoin on peut la soulever et la remettre en place de telle façon que si un autre y touchait, elle ne céderait pas. D’ailleurs, personne n’y songerait. C’est là, sous l’appui, que j’ai tout caché. »26
Je n’ai pas osé lire, encore, ce journal. Je sais seulement que la toute dernière page se clôt sur une fureur : « Je ne comprends pas pourquoi j’avais envie de risquer cette bravade, pourtant, j’en éprouvais le désir. Peut-être étais-je poussé par une fureur, fureur animale qui ne raisonne point … »27
- Dibouk ! de S. An-Ski. Adapté par G. Didi-Huberman et Moshe Leiser. Mis en scène par Moshe Leiser à la chapelle des Brigittines (Bruxelles) du 15 avril au 17 mai 1980. Dramaturgie de G. Didi-Huberman. Décors de R. Camblain. Costumes d’L Saines. Avec : Charles Berling, Jean-Quentin Châtelain, Edith de Barsy, Roland de Pauw, Suzy Falk, Colette Fortan, Yves Hunstad, Tobias Kempf, Marie-Pierre Wenzel , Marie-Claude Mialonier, Alexandre von Sivers, Gérard Tamestit, Pierre Willequet, Szymon Zaleski. ↩︎
- Cf S. Freud, Über Deckerinnerungen (1899) in G.W., 1, pp 531 – 554, S.E., Ill, pp 299 – 322. ↩︎
- S. Anski, Le Dibouk (1917). Trad. N. Gourfinkel et A. Mambush L’Arche : Paris 1957. p 25 ↩︎
- Cf E. Jabès, Le mur orbe in Le retour au livre. Gallimard, Paris 1965. pp 84 – 86, ↩︎
- Cinq des dix sphères de l’Arbre séphirotique, dans la Cabbale. ↩︎
- S. Anski, Le Dibouk p 10. ↩︎
- Cf Talmud de Babylone. Traité Sanhedrin. Tome 3. Trad. 1, Salzer. Keren Hasefer ve Halimoud, Paris 1971. Chap, VII ; 67a-68a. ↩︎
- Talmud de Babylone. Traité Berakhoth, 24 b. Cf. A. Cohen. Le Talmud. Trad. J, Marty. Payot, Paris 1977, p 346, ↩︎
- S. Anski Le Dibouk p 19. ↩︎
- Transposition de Moshe Leiser et Georges Didi-Huberman. Cf traduction de N. Gourfinkel, p 22. ↩︎
- Cf notamment M. Blanchot. Gog et Magog in L’amitié. Gallimard, Paris 1971. pp 269 – 270 G. Schelem. La devekut ou la communion avec Dieu in Le messianisme juif. Trad. B. Dupuy. Calmann-Lévy, Paris 197 4. pp 303 – 331. A. Neher. L’exil de la parole. Seuil, Paris 1970. pp 211 – 212. A. Mandel. La voie du hassidisme. Calmann-Lévy, Paris 1963. pp 33 – 35. ↩︎
- Genèse, IV, 7. Trad. A. Chouraqui. besclée de Brouwer, Paris 1974. p 24. ↩︎
- Cf A. Neher, L’existence juive. Seuil, Paris 1962. p 36. ↩︎
- Cf A. Neher, L’exil de la parole. Op. cit. p 106. Et D. Sibony. Premier meurtre in L’Autre incastrable. Seuil, Paris 1978. pp 37 – 38. ↩︎
- Traduction littérale proposée par l’Ecole biblique de Jérusalem in La Bible de Jérusem. Cerf, Paris 1977. p 35, note b. ↩︎
- Ibidem. ↩︎
- Cf M. Rosenbaum, A.M. Silberman, Notes explicatives sur le commentaire de Rachi in Pentateuque avec commentaire. Tome 1. O. Lévy, Paris 1964. p 368. ↩︎
- G.W.F. Hegel, Principes de la philosophie du droit (1820). Trad. A. Kaan. Gallimard, Paris 1940. Coll. Idées. § 139, p 171. ↩︎
- G.W.F. Hegel, Leçons sur la philosophie de la religion. lllème Partie « La religion absolue ». Trad. J. Gibelin. Vrin, Paris 1954. p 110 ↩︎
- Cf A. Pigler, Barockthemen. Akadémiai Kiado, Budapest 1974. Tome 1. pp 19 – 23 (recension d’environ 130 oeuvres sur le thème du meurtre d’Abel par Caïn). ↩︎
- Cf F. Kafka, Ein Brudermord (un fratricide) (1919). Trad. A. Vialatte in La métamorphose. Gallimard, Paris 1955. Coll. Folio p 167. ↩︎
- Cf A. Ernout et A. Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine. 4ème ed. Klincksieck, Paris 1967. p 321. ↩︎
- J. Lacan, L’agressivité en psychanalyse (1948) in Ecrits. Seuil, Paris 1966 p 116. ↩︎
- Cf F. Kafka. Id. pp 167 – 168. ↩︎
- Cf A. Ernout et A. Meillet. Op. cit. p 581. ↩︎
- F. Dostoïevski, Journal de Raskolnikov. Trad. V. Pozner . Gallimard, Paris 1950 Pléiade p 631. ↩︎
- Id. p 685. ↩︎



